Scribouillages et pensées frénétiques

De tout et de rien. Surtout de rien.

03 août 2015

Catpain Obvious.

Railler les scientifiques, les traiter de parasites inutiles, déplorer que l'argent public passe à des conneries sous prétexte qu'un sujet de recherche ne risque pas d'aboutir à un moteur plus performant et moins poluant ou à traiter le cancer, c'est vraiment pas mon genre.

C'est même tout le contraire ; le manque d'émerveillement devant certains sujets qui ne sont pas d'un intérêt matériel direct, personnellement, ça me désole. Les bons jours. Les mauvais, je me mets en colère contre l'étroitesse d'esprits bornés qui n'ont à la bouche que "et tout ça avec nos sous bien sûr !" ou "c'est pas comme ça qu'on soignera le cancer !"

Mais quand même... Parfois, les sujets de recherche sont si WTF qu'on ne peut qu'en rigoler tellement il semble évident que personne ne peut s'intéresser à une chose si... si... bref "les rongeurs du myocène", ça vous parle ? Pourtant y a pas de raison que ceux-ci soient plus méprisable que la grande faune, sous prétexte que leurs os sont plus petits et qu'ils devaient vous faire moins mal lorsqu'ils vous écrasaient les arpions. Sans doute même que cela peut s'avérer riche en enseignement sur la flore, les écosystèmes, etc... Mais tout de même "les rongeurs du myocène"... à coté de ça, "les chevaliers-paysans de l'an mil au lac de Palava", c'est du VIP de premier choix !

Parfois ce sont les sujets de recherches, parfois ce sont les résultats qui paraissent tellement évident qu'on se demande bien pourquoi on s'est fatigué à travailler là-dessus.

Ainsi, des chercheurs espagnols ont élucidé le mystère de l'extinction des Habsbourg d'Espagne. La faute à la consanguinité ! Si monsieur.

Là, j'ai envie de dire "SANS DECONNER ?"

Non mais franchement, vous l'avez regardé ? Ce teint frais, cet oeil brillant, ce menton bien dessiné...
Voici Charles II, le dernier Habsbourg de la branche espagnole, dernier de sa lignée.

Et si le physique n'est déjà pas bien brillant, le mental ne suivait pas trop non plus : rachitique, il n'a su parler qu'à quatre ans, marcher qu'à huit ans, il n'a jamais réussi à lire ni à écrire, sa constitution et son intélect étant jugée trop fragile, il n'a jamais bénéficié d'aucun enseignement, était difficilement compréhensible et par dessus le marché, il faisait des crises d'épilepsies, de migraine et d'hallucination sur base quotidienne.

Pourrais-ton soupçonner un brin de consanguinité chez ce sémillant souverain ?

Vous hésitez, vous savez pas, kamoulox ?
Bon, ben voici son arbre généalogique. Oui, de fait, il a une forme bizarre qui parle d'elle-même:

Il descend en droite ligne de Philippe de Habsbourg - dit le Beau - et Jeanne de Castille et Aragon - dite la Folle - que ce soit par les lignées paternelles, maternelles, grand paternelles, grand maternelle, etc. Et l'on passe sur les liens de parentés un peu plus lâches: par exemple, Isabelle de Portugal, c'est la cousine de Charles Quint par leur mère. Charles Quint, dont la soeur Eléonore épouse en retour le roi du Portugal (elle ne se trouve pas reprise dans l'arbre généalogique, tout comme leurs autres soeurs Marie de Hongrie ou Catherine de Castille, qui épousa aussi le roi de Portugal... Pas le même, mais le fils d'un précédent mariage de l'époux d'Eleonor qui est également le frère d'Isabelle, épouse de Charles Quin... Et vous trouviez les intrigues de Dallas tordues ?)

Génétiquement parlant, Charles II d'Espagne, c'est de l'huile essentielle de Habsbourg. Et donc, il paraitrait que cette mode du mariage entre cousins pratiquée sur plus de cinq générations ait conduit à ce que la lignée des Habsbourgs fasse long feu.

No shit.

 

Posté par Lledelwin à 12:02 - Actualité - Commentaires [0] - Permalien [#]

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